
Bruno Viard propose une réhabilitation de l’histoire et de la psychologie dans les études littéraires modernes. Selon l’auteur, le structuralisme se définit comme : “un bouddhisme dépourvu de psychologie et d’approfondissement introspectif” et “une critique radicale de l’universalisme français et européen”.
J’ai trouvé cette publication en cherchant sur Internet des sujets pour de nouveaux articles. Celui-ci a été publié le 1er avril 2020 et commence comme ceci : “Bruno Viard propose, à rebours du structuralisme, une réhabilitation de l’histoire et de la psychologie dans les études littéraires.”
Comment les études sociales sont-ils devenus un chantier en reconstruction ?
Dans un premier temps, nous expliquerons pourquoi le structuralisme est défaillant, et dans un second temps, nous étudierons la réhabilitation des sciences humaines.
I- Le structuralisme défaillant
Le structuralisme est une des bases des notions de psychologie avec le fonctionnalisme. Je ne parlerai que du structuralisme dans cet article.
A- Études de littérature
A l’université, les études de littérature ont un lien avec le structuralisme. Cette notion est également une théorie scientifique étudiée pendant les cours en psychologie. C’est une des bases de cette discipline, avec le fonctionnalisme. En psychologie, le structuralisme se définit comme : “introspection expérimentale, une méthode caractérisée par l’examen systématique par les individus de leurs propres pensées et sentiments sur des expériences sensorielles.”
Bruno Viard cherche à s’attaquer aux défaillances du structuralisme grâce à un projet de réhabilitation de l’historicité et de la psychologie dans l’enseignement de la littérature. Bruno Viard met en lumière les travaux de théoriciens oubliés.
Il décloisonne l’histoire de la littérature et réactive un sens de la continuité et de l’intertextualité. Pour cela, il éclaire les dynamiques d’évolution et de rupture entre les théories littéraires et il nourrit les approches comparatives ainsi que les interdisciplinarités des textes. Viard fait quelquefois référence aux études post-coloniales en précisant que des “étudiants qui viennent d’Afrique et d’Asie pour avoir accès à la source de la culture française comme par exemple, les droits de l’homme, qui ne sont pas présents dans leur pays respectifs”. On pourrait citer Le dialogue fécond entre Derrida et Khatibi, auteur de la question de la langue en littérature.
B- Structuralisme défaillant
Le structuralisme est défaillant dans les études littéraires et sociales. Bruno Viard a une critique virulente de la pratique littéraire du structuralisme. Il propose une solution qui inclut à la fois le mélange en littérature des trois disciplines concernées à savoir, la littérature, la psychologie et l’histoire.
Bruno Viard s’attaque aux défaillances du structuralisme. Il propose un projet de réhabilitation de l’historicité et de la psychologie dans l’enseignement de la littérature.
Il y a l’établissement d’un état des lieux des études littéraires en France. Il est noté “qu’un grave déficit d’enjeux et d’ambitions dans les pratiques universitaires” est une “suractivité toujours plus analytiques dans les départements.
En soulignant la disparition du marxisme et du freudisme du champ théorique, Viard appelle à renouveler la pensée de la littérature et à reconnaitre le “continuum insécable” qui relie les genres littéraires.
Le deuxième chapitre de cet article finit sur “un exercice de méthode” qui replace le romantisme dans une perspective historique. Le romantisme est un courant littéraire du XIXe S qui est caractérisé par une prééminence des sentiments et de l’imagination sur la raison, une génération marquée par un malaise existentiel (le mal du siècle), la revendication pour le créateur d’une liberté artistique totale.
C. De nombreuses critiques
Il y a de nombreux problèmes et de graves déficits. Le niveau universitaire n’est pas assez élevé, il est très mauvais et c’est un gros problème car les étudiants n’ont pas le niveau demandé après la fin de leurs études. Même des études à la Sorbonne ne sont pas un gage de réussite dans le monde du travail. Bruno Viard explique : “nous vivons une sorte de convalescence dans laquelle le poststructuralisme est en cours de dissipation”.
Les études littéraires devraient se construire autour des éléments de vertus philosophiques et comportementales : l’affection, la sensualité, le dialogisme. Il cite Montaigne, Tocqueville, Musset, Nerval.
Le but est de réconcilier les études littéraires avec celle des passions et des affects et d’éclairer la portée psychosociologique et psycho-éthiques des textes étudiés à l’université.
Ensuite, il note que la littérature doit être réhabilitée de manière psychologique et historique. Pour se faire, il propose de développer une réflexion critique, un travail de relecture théorique et un exercice pratique. Bruno Viard relève plusieurs faiblesses et il cherche des solutions à tous les problèmes qu’il a pu constater lors de l’écriture de cet article. Il cherche à donner des solutions pour que la littérature et les sciences humaines recommencent à briller de mille feux.
2- Réhabilitation des sciences humaines
Bruno Viard expose également des solutions pour réhabiliter le structuralisme dans les sciences humaines et en littérature.
A- Littérature, histoire et psychologie
La réhabilitation de l’histoire et de la psychologie dans les études littéraires passe pour une destruction de l’héritage du structuralisme.
L’effort d’une synthèse entraine un éclairage du structuralisme. L’histoire et la psychologie interagissent avec la lecture formelle des œuvres. L’accélération des défis auxquels font face la littérature et les études de Lettres doivent tenir compte de la diversité des apports et de la complémentarité des approches. Il faut enrichir l’acte de lecture critique en confrontant la manière critique incrémentale et plurielle de la théorie du structuralisme.
Viard a recours à plusieurs “sondages” dans son livre Histoire de la littérature française (1894). Il met en avant leur “valeur intellectuelle, sentimentale, artistique” et saisit la “richesse d’une écriture par contraste avec ce qu’elle n’est pas”.
Les auteurs Bachelard et Staborinski et, surtout Richard, restent sans postérité. On omet l’apport méthodologique et une pratique fondamentale. Ils appartiennent à une école qui a la sensation au cœur de l’expérience de la lecture et de l’interprétation. Montaigne a une pratique réussie de “l’auto-analyse” dans son livre Les Essais. Tocqueville décrit des analyses sociologiques qui reposent sur une psychologie des passions. Viard montre que le tempérament romantique est le produit des clivages psychologiques de ce siècle.
B- Théories de Bruno Viard
Cet article est divisé en trois chapitres. Tous tendent à la fois de prolonger cette critique et de suggérer de nouvelles pistes pour réinscrire les perspectives historiques et psychologiques dans l’espace littéraire.
Bruno Viard a de nombreuses théories que je vais vous exposer. Il veut trouver des solutions pour faire évoluer les sciences littéraires. Il se base sur des théories d’écrivains : Madame de Stael, Pierre Leroux, Gustave Lançon posent les jalons majeurs et incontournables de l’histoire littéraire.
Madame de Stael a théorisé le terme de “littérature”. Leroux prône une philosophie de l’histoire littéraire qui repose sur le tryptique idées, sentiments, formes. Il anticipe les théories modernes de l’intertextualité et de la réception. Il célèbre le rapport entre poésie et réalité vécue.
Lançon fait un effort consistant à élucider “les rapports entre la littérature avec la société” et “ses relations de cause et d’effets avec les institutions nationales.”
Viard propose ce que l’auteur appelle une “analyse des passions” et il appelle à promouvoir “l’accès à la psychopathologie de la vie quotidienne”. Chez Montaigne, il y a des articulations entre honte/envie et entre abus/défaut d’estime de soi. Le mérite de l’auteur est d’avoir “jeté des bases d’une psychanalyse de la reconnaissance de soi.”
C- Un chantier en reconstruction
Bruno Viard retrace les grandes étapes de l’histoire de la théorie littéraire dans cet article. Il défend la capacité de la littérature à montrer le vécu et la sensibilité des lecteurs.
L’auteur s’attarde sur les dommages collatéraux car les œuvres littéraires finissent toujours dans les mains d’un ou de plusieurs lecteurs. Ils ressentent des émotions en lisant l’ouvrage produit par l’auteur.
Viard appelle à un renouveau de la littérature qui permettrait de faire un lien entre les différents genres littéraires. Il propose une réinterprétation des liens sociaux à travers la littérature. Il se base sur la notion de l’amour-propre chez Rousseau et celle de la culture antique grecque. Il argumente en se basant sur le livre intitulé “Discours sur l’inégalité.” Il cite “l’amour-propre y est donné comme l’infrastructure de l’inégalité.” Selon lui, le sujet est en proie à la vanité ou à la honte et les sentiments qu’il projette sur autrui seront le mépris et / ou l’envie.
Bruno Viard propose une relecture du lien social à travers un dialogue entre la figure du poète définit comme : “ artiste en rupture avec la société moderne et en mal d’idéal.” Le XXe S montre la figure de l’écrivain intellectuel avec les auteurs Gide et Giono et les positions politiques évoluent.
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L’article se termine ainsi : “Pour le dire autrement, il s’agit d’enrichir l’acte de lecture critique en le confrontant à la matière vivante, à la fois incrémentale et plurielle, de la théorie. “
C’est un article scientifique, qui expose une thèse selon laquelle le structuralisme en littérature est défaillant.
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