
Nous sommes à quelques jours du 7 octobre, date tristement célèbre désormais… La mort par assassinat est un moment de deuil pour tout l’entourage de la victime.
D’après Freud, la melancolie est : “ une humeur profondément douloureuse, un désintérêt pour le monde extérieur, la perte de la faculté d’amour, l’inhibition de toute activité”. La différence entre la mélancolie et le deuil relève de “l’identification du moi avec l’objet perdu”. Dans cet article, je vais répondre à la question suivante : qu’est-ce que le deuil et la mélancolie ont de différent et que nous apportent-ils pour devenir résilient(e) ?
Dans une première partie, j’aborderai la question de la mélancolie et dans une seconde partie, celui du deuil qui conduit à la résilience.
I- La mélancolie
La mélancolie est une période de “dépression mélancolique” qui peut durer pendant des mois. C’est l’un des symptômes de la maladie bipolaire.
A- Les symptômes de la mélancolie
Il y a plusieurs symptômes pour diagnostiquer la maladie bipolaire. Il y a des symptômes positifs et négatifs. Dans la phase maniaque, les principaux symptômes sont : l’euphorie, l’hyperactivité, la diminution du temps de sommeil, et en phase dépressive, une humeur dépressive, la perte totale du plaisir ou de l’intérêt et un ralentissement psychomoteur.
Les symptômes négatifs (psychologie, cognition) sont les suivants : conduite à risque troubles cognitifs transitoires (difficulté de concentration, distraction, incapacité de prendre des décisions), troubles somatiques, symptômes psychotiques, idées noires et pensées suicidaires. On peut dire que la dépression classique ressemble fortement à la mélancolie alors pourquoi les chercheurs ne se baseraient-ils pas sur ce fonctionnement de la dépression pour commencer par le plus facile pour arriver aux découvertes du plus compliqué, c’est-à-dire, le lien entre manie et dépression et comment fonctionne le cerveau d’un(e) malade bipolaire.
Comment pourrait-on casser ce lien entre les deux symptômes positifs ? Je n’ai pas trouvé de réponses pendant mes recherches qui pourraient expliquer le fonctionnement de ce lien. Pour l’instant, cette maladie reste incurable. Les malades sont soignés avec du lithium mais ça ne suffit pas à guérir les malades.
B- Les étapes du développement de la maladie bipolaire
Comment s’enfonce-t-on dans la mélancolie ? Les idées négatives et le verre à moitié vide ne suffisent pas. C’est un mal-être beaucoup plus profond que ça. Dans le cadre de la maladie bipolaire, la mélancolie est un symptôme positif.
Dans toutes les maladies psychiatriques, la structure (la biologie, la chimie) se mélange avec la fonction (la psychologie). Il y a des épisodes ou tout va bien et puis la mélancolie reprend le dessus.
Cet état dépressif serait-il consécutif à un traumatisme logé dans l’inconscient ? Est-ce lié à l’éducation parentale ? Aux apprentissages incomplets ? Personne ne peut le dire avec certitude car nous ne savons pas tout du fonctionnement cérébral qui entraine les maladies psychiatriques. Sinon, je pense que cette maladie serait guérie car nous savons comment soigner la dépression classique.
A mon sens, connaitre l’origine de la mélancolie et de la manie pourrait permettre de briser le cercle vicieux de la maladie maniaco-dépressive. Mais pour celà, il faut en parler et essayer de trouver la solution qui permettrait à la recherche scientifique d’y travailler pour espérer trouver le fonctionnement de cette maladie. Mais la recherche manque de moyens financiers et donc, elle met la priorité sur le traitement des maladies mortelles. Peut-on considérer la bipolarité comme une maladie mortelle à cause des tentatives de suicide des malades ?
C- Le trouble maniaco dépressif ou trouble bipolaire
Le trouble maniaco-dépressif ou trouble bipolaire, est une psychose qui mélange deux états : la manie et la dépression. La manie est un état d’euphorie et de bien-être alors que l’état dépressif est tout le contraire avec des symptômes de profonde tristesse, de peurs, le bout du tunnel inatteignable. Pendant cette période, il est possible qu’il y ait une ou plusieurs tentatives de suicide car c’est le principal symptôme de la dépression classique.
La manie peut durer quelques semaines et ensuite la dépression reprend le dessus pendant des mois entiers et la manie réapparait, et ainsi de suite. C’est un cercle vicieux qui ne s’arrange jamais. On ne parle pas beaucoup de cette maladie dans les classiques de la littérature psychologique et psychanalytique.
Personne ne sait encore comment aborder des théories sur cette maladie pour tenter de la guérir. On parle plus des délires et des hallucinations des schizophrènes malheureusement. Même les plus grands scientifiques ne proposent pas de solution parce que sinon, elle aurait déjà été trouvée car on sait soigner une dépression classique mais pas les états maniaques. C’est ce qui explique le fait que cette pathologie reste mystérieuse.
Les personnes qui ne vivent pas cette maladie au quotidien ne peuvent pas comprendre ni approcher de la vérité de cette méchante pathologie.
II- Le deuil
Le deuil est un état relié à la mort de proches ou à une rupture amoureuse. Il y a plusieurs étapes pour sa résolution. Il permet de grandir mentalement comme il est indiqué dans notre existence. Ses apprentissages créent de la compréhension, de l’acceptation et de la résilience.
A- Les étapes du deuil
Elles sont au nombre de cinq : le déni, la colère, le marchandage, la tristesse et l’acceptation. Le déni est un mécanisme de défense inconscient pour refuser la mort est une du proche et cette réalité. La colère est une réaction face à l’injustice qui apparaît lorsque la réalité ne peut être niée. Le marchandage est une tentative de négocier avec le réel ou de refaire le passé par des pensées comme : “si j’avais fait autrement peut-être qu’elle ou il serait encore en vie.” La dépression est une période de très grande tristesse, de vide et d’impuissance face à la mort. L’acceptation est la dernière étape, le moment où la réalité de la perte est intégrée, ce qui permet de retrouver des repères et de continuer son existence sans la personne décédée. L’étape du marchandage peut amener à un sentiment de culpabilité. Sauf si vous avez assassiné quelqu’un, il n’y a pas de raison de vous sentir responsable de ce décés. Ca fait partie de cette étape. Le marchandage désigne des discussions ou des compromis laborieux, parfois perçus comme opportunistes ou peu transparents, dans le but d’obtenir un accord.
Dans le cadre d’un deuil, les personnes cherchent à se convaincre qu’elles vont pouvoir ressusciter le mort, le guérir et lui permettre de reprendre sa vie là où elle ou lui l’avait laissée. Mais ça ne fonctionne pas comme ça et il faut l’accepter.
B- Les apprentissages du deuil
A chaque deuil, nous apprenons quelque chose de la vie. Cet évènement nous fait grandir mentalement pour nous faire aimer la vie encore plus. Même si les étapes du deuil ne changent pas, les apprentissages qu’il entraine sont différents selon les personnes. car nous sommes toutes et tous construits avec un inconscient qui n’est pas celui du frère, de la mère, du voisin de palier pour ceux qui vivent en appartement.
Nous réagissons selon ce que notre cerveau peut supporter pour avancer et dire adieu pour l’éternité. A cette occasion, l’inconscient s’enrichit et il recommence à gravir des échelons. Nous apprenons tous les jours de nouvelles connaissances mais qui sont adaptées à notre cerveau. Lors d’évènements traumatiques, le cerveau doit s’adapter plus vite pour supporter mentalement la nouvelle et commencer le travail du deuil qui est obligatoire au décès d’un proche. Il est impossible de refuser d’être endeuillé(e), ça ne se marchande pas.
A chaque deuil, nous nous “vautrons” dans la mélancolie, dans les idées négatives pour retrouver progressivement le sourire et un rire franc. A la fin de la phase d’acceptation, nous rions en nous nous remémorons des souvenirs que nous avons partagés avec la personne décédée. C’est la fin du deuil et le début du processus qui se terminera par le phénomène de résiliation.
C- La résolution du deuil
La résolution du deuil nous amène à la résilience. Certaines personnes sont résilientes et d’autres non. C’est en fonction de notre caractère et de ce qui fait ce que nous sommes. Nous avançons tous à notre rythme et personne ne peut changer cette réalité. Nous brusquer serait la pente qu’il faudrait pour nous amener à un échec. Certaines personnes ont besoin de se faire suivre et certaines autres n’en ressentent pas le besoin. Encore une fois, ça dépend de notre capacité d’endurance psychique.
Les fortes personnalités peuvent être démunies face à la profonde souffrance que cause un deuil et au fait qu’il faut s’habituer à ne plus cotoyer la défunte ou le défunt. Il n’y a pas d’habituation à la douleur qu’entraine un deuil même s’il y a souvent des proches qui décèdent. Elle est la même pour tout le monde, elle est aussi insupportable. Le cerveau doit s’habituer à l’idée que ce soit une mère, un père ou un(e) ami(e). Pour décrire le processus, le cerveau adapte son inconscient et réagit de manière différente suivant que ce soit les parents ou quelqu’un de plus éloigné. Pour les parents, il peut apparaitre un phénomène psychique spécifique à nouveau lié au complexe d’Oedipe. L’enfant s’est construit grâce à cet élément primordial, comme le processus de castration.
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Le deuil et la mélancolie sont deux réactions différentes face au deuil d’un proche aimé. Elles se spécifient en lien avec l’attachement, excessif ou pas, de la personne vivante envers la personne décédée, surtout lorsqu’il s’agit du père ou de la mère. Devenir meilleur(e), et atteindre la résilience est le but du deuil.
La mélancolie est un symptôme de la maladie maniaco-dépressive mais quelle est cette maladie mentale ?
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