L’interprétation des rêves et Sur le Rêve de Sigmund Freud

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Interprétation des reves

Ces deux livres ont été écrits par Sigmund Freud (neurologue et psychanalyste) respectivement en 1899 et 1901. Sur le rêve est un condensé de L’interprétation des Rêves. 

Dans ces deux ouvrages, il décrit le fonctionnement des rêves, leurs genèses, et leurs significations. Il fait une différence entre les rêves d’adultes et les songes enfantins. Ils ne se forment pas de la même manière dans le psychisme d’un enfant et d’un adulte. Ils n’ont pas le à même vécu et la même expérience de l’existence. 

Quelles sont les caractéristiques des rêves d’adultes et des rêves d’enfants ? Quelles sont leurs différences ? 

Dans un premier temps, j’aborderai la question des rêves d’adultes et des rêves enfantins dans une seconde partie de mon développement. 

I- Les rêves d’adultes (12 ans et plus)

Les rêves d’adultes se basent sur la symbolique et les événements diurnes marquants. Il arrive également que les rêves soient des souvenirs déformés de l’enfance. L’interprétation sert à démystifier le rêves.

A – Signification érotique

Lee adultes savent certaines choses qui sont inconnues des enfants comme le désir sexuel ou la vie de couple marié. 

Les rêves érotiques sont la transposition du désir inconscient et qui se transforme en envie consciente. Souvent, on se réveille en vivant l’envie que l’on refoule car elle n ‘est pas possible lorsque le rêveur / rêveuse est célibataire. Freud explique qu’un de ces patients de douze ans commençait déjà à avoir ce genre de désir, mais de manière déguisée. C’est le début de la puberté et l’entrée dans la vie adulte. 

Cet état psychique peut faire peur aux parents et c’était le cas pour l’adolescent rêveur. Freud prouve ainsi que les enfants, comme les adultes, peuvent avoir des désirs sexuels. Les adultes parlent de leurs rêves par métaphore : la nuit dernière, j’ai rêvé d’un  thermomètre avec un canard jaune. L’interprétation est la suivante : cet objet est la partie génitale masculine. Vous n’avez pas besoin d’un dessin. La métaphore de mon rêve était que le thermomètre permettait d’avoir du plaisir en haut d’une montagne alpine. I! y avait au sommet du mont une vue à 360 degrés à couper le souffle. Il y avait donc une double signification : les appareils génitaux masculins (le thermomètre et le canard jaune) et féminins ( la montagne et la vue sur les vallées du bas). 

Un rêve s’interprète et s’explique en permettant à l’inconscient de se révéler et de devenir conscient pour permettre l’interprétation en psychothérapie. Freud accueille les rêves de ses patients pour écrire ses livres et faire progresser la science psychanalytique.  

B-  Refoulement, compromis, angoisses (cauchemars)

Il y a une différence entre les rêves et les cauchemars. Les premiers ne font pas peur, ce qui n’est pas le cas des seconds. 

Le refoulement et les compromis peuvent entraîner de l’angoisse, d’où les rêves d’angoisse et des cauchemars. Le refoulement “cache” les pensées qui ne s’évoquent pas en société pendant la vie diurne mais qui s’expriment en rêve dans la nuit. Le cerveau se fabrique des compromis pour arriver à survivre et ils s’expriment en rêve, également pendant la nuit ou en pensées pendant la journée, au fil de nos interactions sociales et de nos actions marquantes. Les rêves se basent sur du vécu, des traumatismes, des envies inconscientes du sujet. Les sentiments envers certaines personnes peuvent se retranscrire à travers nos songes nocturnes. 

Freud évoque un de ses rêves qu’il raconte dans L’Interprétation des Rêves et dans Sur le Rêve : une jeune femme lui fait des avances devant son épouse qui le dispute et lui reproche de ne pas lui faire la conversation et de ne pas lui dire des choses plaisantes à entendre comme : “vous avez de si beaux yeux”. S’en suivent des reproches de l’épouse de Freud qui a recommencé à lui parler de sujets intimes. 

L’interprétation peut être la suivante : sa femme peut se sentir délaissée par Freud qui a souvent une vie sociale sans son épouse, Martha. C’est quelque chose de normal. Au bout de nombreuses années, le couple est de moins en moins fusionnel.    

C- Symbolique onirique et psychothérapie (hystérie, phobie, idées délirantes) 

En tant que psychanalyste, Freud est spécialisé dans l’étude des rêves et dans leurs interprétations. Dans ses livres, il théorise la symbolique onirique ainsi que les diverses “douleurs” psychiques : l’hystérie, les phobies, les idées délirantes. Il apprend la méthode psychothérapeutique et il élabore des théories grâce à l’apport de ses patients qu’il voit tous les jours. 

Dans l’Interprétation des rêves, il parle d’une nouvelle d’Alphonse Daudet (il en parle plusieurs fois) intitulée Le Nabab (1877). Dans ce récit, il se base sur le personnage de Monsieur Joyeuse pour élaborer sa théorie sur les rêves diurnes : les fantasmes conscients, le rêve éveillé. Monsieur Joyeuse a fait de hautes études et il s’imagine une vie professionnelle brillante et héroïque. Freud démontre l’analogie structurelle entre les rêves nocturnes et diurnes en masquant une réalité traumatisante ou décevante, à travers l’expérience de Monsieur Joyeuse. Les maladies et les rêves sont le terreau de ses recherches. L’hystérie s’explique par des désirs inconscients refoulés et qui se traduisent par des rêves interprétables et guérissables, ce que propose Freud. 

Les phobies sont des peurs paniques qu’il faut affronter, comme mon ancienne peur de l’orage, par exemple. Les peurs disparaissent d’elles-mêmes quand elles ne donnent plus d’angoisse à la personne qui se retrouve en face de cette très grosse frayeur. 

Les idées délirantes sont également le reflet des peurs et des désirs inconscients qui s’expriment par ces idées qui font partie des images délirantes décrites par l’inconscient qui se révèle. Ce sont des symptômes de la schizophrénie mais ces idées peuvent être guéries en psychothérapie en fouillant dans l’inconscient. On voit la mort, la faucheuse en rêve et on a peur : c’est normal.         

II- Les rêves d’enfants (O à 12 ans)

La psychologie enfantine est plus facile à décrypter car elle se base su les envies vécues pendant la journée qui précédent la nuit du rêve. 

A- Construction psychique plus facile à interpréter

Chez les enfants, il est plus facile d’interpréter les rêves. Un petit garçon a dû donner des fruits rouges dont il raffole à un oncle malade. La nuit suivante, il rêve qu’il a mangé tous les fruits rouges et que le vieil oncle n’en a pas eu. C’est un “rêve de désir” très fréquent chez les enfants. Il est très facilement interprétable et il en parle à ses parents en disant : “J’ai mangé tous les fruits rouges”. La mère en parle à Freud et le petit trouve un endroit où il peut parler de ses fruits préférés. 

Un petit enfant part en promenade avec son père mais ils ne peuvent pas atteindre leur but à cause de l’heure très avancée et le petit garçon est tellement déçu qu’il rêve la nuit suivante qu’il a atteint seul la destination de la promenade et demande à son père d’y retourner. L’histoire ne dit pas si le petit garçon a réussi à aller jusqu’au bout de sa promenade, autrement qu’en rêve. 

Les enfants ont une facilité innée à parler de leurs rêves et de leurs traumatismes. Ils n’ont pas encore d’inhibition et ils ne savent pas refouler leurs pensées et leurs émotions. Ce sont les adultes qui le font même s’ils peuvent rêver de leurs souvenirs à l’état du “cerveau fini”, vers vingt-cinq ans même si nous apprenons tous les jours jusqu’à notre décès. C’est le but de l’existence et nous nous enrichissons de manière consciente et inconsciente. Les peurs associées aux souvenirs traumatiques de l’enfance sont plus facilement interprétables en psychothérapie freudienne.       

B- Refoulement des désirs oniriques

Les enfants refoulent mal leurs désirs car ils ne se rendent pas compte que ce qu’ils vivent au quotidien, les contrariétés, s’inscrivent dans leur inconscient et ressortent pendant leurs rêves. Le cerveau se nettoie pendant la nuit. C’est pour cette raison que c’est intéressant de parler de ses rêves : cela permet de progresser psychologiquement. 

Avec l’éducation, ils apprennent à refouler leurs envies et leurs émotions. Ils les contrôlent de mieux en mieux. Les désirs oniriques sont plus élaborés avec les années. Ils refoulent de mieux en mieux et ils comprennent de plus en plus les désirs qui sont réprimés de manière inconsciente à cause de l’éducation parentale. Les désirs s’expriment dans les rêves au cours du nettoyage cérébral. L’activité onirique aide à réaliser ce processus qui devient conscient. Pour une psychothérapie clinique, il faut pouvoir parler de ses rêves et donc, il faut les noter sur du papier avant de se rendormir. Après, il faut les interpréter pour connaître leurs sens profonds. Freud apporte son aide à travers la psychothérapie et l’interprétation des songes de ses patients / patientes hystériques. 

Cette maladie prend sa source dans l’inconscient et le vécu enfantin. La schizophrénie peut s’exprimer dans les rêves à travers un processus onirique basé sur les hallucinations et les délires des malades. Peut-être que quelqu’un prendra le taureau par les cornes et se penchera sur l’inconscient psychotique pour trouver la solution à travers la psychothérapie et l’analyse onirique pour guérir cette maladie. Il faudrait que la recherche médicale avance pour permettre de trouver une solution.   

C- Explications et décryptage : psychologie enfantine 

Les enfants ont une psychologie particulière. Elle est en construction et les enfants apprennent tous les jours de leurs expériences diurnes et de leurs rêves nocturnes. 

Les enfants ne comprennent pas les choses comme des adultes et ils les interprètent d’une manière différente. Ils apprennent à faire confiance aux adultes même si certains parents ne le méritent pas. Ils doivent obéir à leurs parents même quand ils sont maltraités et tout ça se retrouve dans les rêves, plus tard. 

L’hystérie est une maladie qui se forme dans l’enfance avec les événements marquants mais aussi avec les rêves enfantins. La thérapie pour un enfant consiste à réveiller les souvenirs en allant les chercher dans l’inconscient pour guérir les blessures qui sont source de maladies psychiques. Les causes de mal-être peuvent être nombreuses : des décès dans le cercle familial, par exemple. 

Les enfants peuvent comprendre la mort à partir de l’âge de sept ans, l’âge de raison, et ils doivent accepter leur statut de mortel. C’est un très grand traumatisme. Plus on avance en âge et plus on s’en rapproche et plus la peur s’agrandit. 

Des traumatismes peuvent arriver avec l’œdipe et l’acquisition de la notion de bien et de mal. Les enfants apprennent qu’ils n’ont pas le droit de faire ce qu’ils veulent, qu’il y a des limites et des interdictions, qu’ils doivent être doués à l’école pour avoir de bonnes notes, pour progresser, pour passer en classe supérieure, pour apprendre. Ils doivent obéir et comprendre leurs rêves et leurs émotions.     

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Dans “ Sur le rêve”, Freud expose les découvertes essentielles dans un ouvrage en résumant son chef-d’œuvre, “ L’interprétation des Rêves “, paru après son Interprétation. La brièveté de sa prose s’adapte au public plus large que le livre “Sur le Rêve” vise pour vendre plus de livres. 

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A propos Chloé

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