La psychologie de l’inconscient, Jung

psychologie de l'inconscient

Jung est un psychiatre, anciennement disciple et ami de Sigmund Freud. Au moment de la première édition de 1913, ils sont fâchés depuis trois ans. Jung et Freud se sont dit adieu en 1910. Cette querelle est née à cause de désaccords profonds sur la sexualité, la nature de l’inconscient et l’occultisme. Freud voyait la libido comme pulsion sexuelle unique alors que Jung considérait qu’elle était une énergie psychique globale et qu’elle intégrait des dimensions spirituelles et mythologique.

En quoi la théorie jungienne est-elle différente de celle de Freud ? 

Dans un premier temps, j’aborderai la question de la puissance avec le moteur fondamental de l’être, la libido et l’inconscient, Jung et la théorie et dans un second temps, l’inconscient collectif avec la morale, la théorie du bien et du mal, la séparation de Freud et de Jung et les théories différentes des deux hommes. 

I- Volonté de puissance

Cette volonté de puissance montre que Jung a élargi la conception freudienne à une théorie de l’inconscient qui n’était pas basée sur les exemples de ses patientes et de ses patients. 

A- Moteur fondamental de l’être

Selon Jung, le moteur fondamental de l’être est l’individuation. Ce processus pousse l’individu à être lui-même, unifié et unique. Ses principes sont les suivants : le soi comme objectif, l’intégration des opposés, un besoin inné. Pour arriver à ce résultat, il faut connaître sa persona, intégrer son ombre, équilibrer son anima et son animus et écouter l’inconscient collectif. 

L’individuation est un principe qui se définit comme suit : “ recherche de singularité psychologique et d’autonomie qui s’opère au cours de la socialisation par l’intermédiaire des rapports aux groupes d’appartenance et autres groupes”. Ça conduit l’individu à construire un sentiment d’identité en exprimant des différences et des ressemblances entre lui et autrui par le biais de la comparaison sociale et de la distinction sociale. 

A l’adolescence, les enfants veulent être tous pareils pour pouvoir se comparer et ils se socialisent grâce aux modes vestimentaires et grâce au comportement. Plus jeunes, les petits enfants se socialisent grâce à l’école et aux amies/amis qu’ils s’y font. 

En maternelle et en primaire, les enfants fêtent leurs anniversaires et à l’adolescence, ils vont à des fêtes pour danser et rencontrer d’autres personnes que leur simple groupe d’amies/amis. A cet âge, la sexualité entre en jeu.

B- Libido et inconscient

Contrairement à Freud, Jung élabore sa propre théorie sur la libido et l’inconscient. 

Je n’ai pas besoin de vous expliquer ce que veut dire la libido et l’inconscient. Nous sommes entre adultes. 

Pour la libido, il en parle dans son chapitre intitulé : La théorie de l’Éros. Pour l’inconscient, il parle de l’inconscient individuel et de l’inconscient collectif ou supra- individuel.

La libido est une pulsion sexuelle que l’on commence à ressentir pendant l’adolescence. J’ai déjà défini le terme de l’inconscient dans d’autres parties de cet article. Je vous invite à le relire si vous ne comprenez pas mes propos. 

L’inconscient, selon Jung ressemble à celle de Freud mais c’est un peu diffèrent. Il voit cette notion comme celle d’un inconscient collectif ce qui le conduira à l’étude des mythes, des religions et des légendes, ce qui permet de théoriser l’inconscient en y introduisant de l’ésotérisme : “ensemble des principes généralement hermétistes qui régissent la transmission d’une doctrine ésotériques” ou de paranormal car les contes et légendes ont tous une part de rêves, ce qui peut être compris comme un monde imaginaire. Celui-ci se grave dans les inconscients des enfants qui regardent ou lisent des contes de fées. C’est ce qui permet d’avoir un support pour apprendre la morale, le bien et le mal. 

C- Jung et sa théorie

La Psychologie de l’Inconscient est un ouvrage très complet sur une notion primordiale, qui définit ce que nous sommes et notre individualité. C’est la face cachée de l’iceberg et la plus grosse partie de notre psychologie ou en tout cas, la plus importante pour notre développement psychologique. 

Les apprentissages les plus importants comme l’œdipe, la morale, la théorie du bien et du mal, sont tous ancrés dans notre inconscient et ils déterminent notre comportement avec soi et avec autrui. La plupart des personnes ont une belle mentalité mais il y a aussi une partie de la population qui est constituée de pervers. Souvent, ils se différencient du reste de la population par “copiage” des mauvaises habitudes apprises pendant leur enfance et leur incapacité à s’adapter à la vie sociale que nous avons toutes et tous. Ils nous font croire qu’ils veulent changer pour s’améliorer mais ce n’est qu’un moyen pour attraper et maltraiter leurs conjointes, leurs conjoints et les garder sous leurs girons. 

Freud définissait l’inconscient comme quelque chose qui nous permet de comprendre la théorie de son ancien ami Jung. Dans l’interprétation des rêves, Freud se base sur les rêves de ses patientes et patients qu’il reprend dans son livre, ce que Jung ne fait pas. 

II- Inconscient collectif

Cette théorie est universelle. Dans cette partie, je parlerai de la théorie qui s’explique par l’inconscient collectif. Les personnes se comportent de la même façon car elles ont été éduquées de manière différente mais avec les mêmes valeurs. 

A- Morale, théorie du bien et du mal

Les parents éduquent leurs enfants avec une morale universelle et la même théorie du bien et du mal. Freud parle de l’origine de cette morale et de la théorie du bien et du mal en se basant sur la théorie du complexe d’oedipe. Ce complexe est à l’origine des apprentissages éducatifs et psychologiques. Il apprend qu’il faut attendre l’âge adulte pour se marier avec l’ersatz du père ou de la mère. Mais que ce ne sera ni papa ni maman. 

La théorie du bien et du mal est à l’origine de la morale. Une fois que la morale est acquise, les actes de l’enfant et du futur adulte sont dictés par cet apprentissage primordial. C’est pour ça que les adultes savent que leurs actes sont biens ou mals et que, lorsque l’adulte fait des actes répréhensibles, il est jugé et la question psychologique est posée dans un procès : serait-il pénalement irresponsable ? Y avait-il préméditation ? Cette dernière clause aggrave la sentence lorsqu’elle est prouvée. 

Après cette éducation, les enfants doivent apprendre à obéir et à faire confiance aux adultes qui sont présents pour comprendre que la morale n’est pas facultative. Ils sont obligés d’appliquer les règles et les lois en vigueur dans leur pays de vie. En France, le système judiciaire est puni par la prison mais ça n’a pas toujours été ainsi. En 1981, la peine de mort a été abolie et elle doit le rester. 

B- Séparation du maître, Freud

Freud voyait la libido comme une pulsion sexuelle alors que Jung considérait qu’elle était une énergie globale et qu’elle intégrait des dimensions spirituelles et mythologiques. 

En 1913, Freud et Jung se brouillent et Jung se désolidarise de Freud. Il écrit sa théorie dans la Psychologie de l’inconscient. 

Freud est le théoricien des principes du moi et du soi, dont il parle dans son ouvrage Le moi et le ça. Jung se sépare et l’explique par des résultats différents, ce qui ne plaît pas à Freud. Jung publie sa première édition de la Psychologie de l’inconscient trois ans plus tard, en 1916. 

Freud et Jung ont de profonds désaccords sur la nature de la libido, le rôle de l’inconscient et l’importance de la religion. Freud limite l’inconscient à une individualité propre faite de refoulement individuel. Jung parle d’inconscient collectif, partagé par tous les humains et peuplé d’archétypes universels. 

Freud est athée et perçoit la religion comme une névrose collective ou une illusion. Jung est croyant et il s’intéresse à la spiritualité, aux mythes et aux phénomènes mystiques. Pour Freud, en ce qui concerne la sexualité, il théorise que les problèmes inconscients peuvent venir de la sexualité ( l’hystérie), de la libido. Jung explique une notion de l’énergie instinctuelle. 

C- Les différences théoriques des deux hommes

Freud a une vision personnelle et Jung une vision universaliste. Freud se base sur la psychothérapie pour élaborer ses théories, notamment dans L’interprétation des rêves. Jung se base sur ce qu’il vit dans sa pratique médicale. 

Entre Freud et Jung, il y a la mythologie qui est à l’origine de la rupture entre Freud et Jung. Jung nourrit un appétit vorace pour les religions, la mythologie, l’alchimie, l’ésotérisme. 

Freud reproche à Jung son attirance pour les phénomènes paranormaux, qu’il qualifie de “boue noire de l’occultisme” craignant que cela ne discrédite la science de la psychanalyse. 

Cette science est née avec Freud, il l’a jalousement gardée et définie dans la plupart de ses livres. C’est une science de l’inconscient qu’il étudie depuis des années. Il a créé la fonction de la psychanalyse en créant le métier de psychanalyste que l’on connaît toujours actuellement. Des psychologues ont repris ses théories et s’en servent dans leur pratique en étudiant les rêves, par exemple. 

La mienne le fait et ça marche ! J’ai accompli d’immenses progrès et je vais beaucoup, beaucoup mieux. La nuit, nous rêvons ou nous cauchemardons. L’inconscient se “nettoie” et il est important de noter les rêves et les cauchemars pour essayer de trouver un accès à l’inconscient pour le soigner et arrêter d’avoir peur ou d’arriver à s’améliorer, à apprendre. 

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Freud et Jung ont deux théories différentes sur l’inconscient. La base de la théorie de Jung se base sur celle de Freud mais il la développe dans son livre La Psychologie de l’inconscient”. Il est écrit, dans la première édition, en 1916. Il parle de la conséquence psychologique des combats sur les soldats et les personnes concernées par cette guerre.  

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A propos Chloé

Découvrez le parcours de Chloé, autrice de livres, son univers littéraire, ses influences et son cheminement entre écriture, psychologie et littérature.
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