Pourquoi a-t-on peur ?

pourquoi a-t-on peur ?
Pourquoi a-t-on peur ?

La peur est un mécanisme de défense instinctif, primaire, bestial. C’est le signe qu’il y a un danger imminent. Cette émotion nous pousse à fuir et à nous mettre dans un endroit protégé du péril. C’est une fuite mais elle peut s’avérer positive. Le « pour toujours » devient très souvent une expérience bénéfique sur le long terme. Le plus compliqué est souvent de s’adapter aux autres et à leurs cultures. Il faut prendre ses marques pour assurer le quotidien solo, en amitié, en famille, en couple. Les magasins pour se vêtir, se nourrir, doivent être repérés pour continuer à vivre normalement pour satisfaire les besoins primordiaux. Ces besoins sont, comme l’adjectif le définit très bien, vitaux pour l’existence humaine sur cette planète. L’être humain est un animal social et il s’adapte parfaitement à son environnement proche et lointain. En France, nous avons une vie sédentaire pour la plupart d’entre nous mais il nous arrive de voyager pour découvrir d’autres cultures. Il y a, notamment, la nourriture, les soins médicaux, les vêtements, les produits pour bébé et pour les enfants, comme les couches par exemple même s’il en existe des lavables depuis quelques années. Pour les nourrissons et les tout-petits, les couches sont indispensables et demeurent particulièrement chères. La science des couches lavables est en pleine expansion dans les pays développés comme les culottes lavables pour les femmes en état de procréer. Mais tout ceci reste inabordables pour beaucoup de personnes dans notre beau pays. 

I- D’où vient le sentiment de peur et comment nous détruit-il mentalement ? 

La peur est une émotion face au danger imminent qui nous menace. C’est un sentiment de fuite et, lorsque nous avons peur, nous avons tendance à prendre la poudre d’escampette très rapidement. 

A- Les origines du sentiment de peur 

Depuis qu’il y a de la vie sur Terre, ce sentiment existe. Il n’y a pas que les humains qui ressentent cette émotion, les animaux le ressentent également. Par exemple, les requins attaquent quand ils se sentent en danger. C’est pourquoi, il faut rester très calme en leur présence pour ne pas se faire croquer. Il y a toujours eu du danger, depuis que la Terre existe : les volcans, la chaleur, l’air glacial représentent autant de dangers. C’est pourquoi, nous avons fabriqué des outils pour rendre la menace prévisible dans le but de limiter, voire éliminer le danger. Pour les volcans, il y a des capteurs, installés pour anticiper et évacuer la population à temps pour que le drame de Pompéi et Herculanum ne se reproduise pas. Les autorités napolitaines s’attendent à devoir agir rapidement parce que le Vésuve devient de plus en plus menaçant : il ne devrait pas tarder à entrer en éruption, selon les experts. La municipalité de Naples a conçu un plan d’évacuation de la population qui se déroulera dans les premières minutes de la reprise d’activité du Vésuve. La chaleur et le froid sont une menace car ils mettent notre santé en péril à cause des épidémies hivernales et des grandes chaleurs qui fragilisent notre corps. Le système immunitaire se défent comme il peut contre les virus et les bactéries mais ça n’empêche pas d’attraper la grippe et la gastro chaque hiver.  

B- Plus il y a de peur, plus le psychisme souffre 

Il y a les petites et les grosses peurs. Les petites disparaissent rapidement mais ce n’est pas le cas des grosses peurs qui paralysent notre corps et son fonctionnement. Celles-ci sont compliquées à éradiquer parce qu’elles sont particulièrement enfouies dans notre psychisme. Leurs origines sont compliquées à trouver et à soigner. Elles sont tellement ancrées en nous que notre cerveau s’est adapté pour vivre avec. Elles font partie du caractère et du comportement de la personne qui vit en état d’anxiété permanent quand la peur attaque et rend la vie impossible. C’est une peur invisible, présente au quotidien : elle paralyse et entraine un grand mal-être particulièrement compliqué à surmonter. La psychothérapie s’impose et une hospitalisation doit être envisagée dans le cas où le stress est trop envahissant. Ce n’est pas grave, c’est une étape et un moyen d’aller mieux, grâce à une équipe de soignants pluridisciplinaires. Les personnes se font une montagne, une peur, de l’établissement hospitalier en psychiatrie mais il n’y a rien à craindre et vous irez beaucoup mieux en sortant de l’hôpital. Il est également possible de demander la sortie définitive, avec l’accord du médecin référent et de l’ensemble de l’équipe qui est présente chaque jour pour aider les patients en cas de problème et qui rapportent les nouvelles quotidiennes pendant les relèves.  

C- Une peur paralysante, paroxysme de la souffrance mentale 

La peur paralyse et c’est comme ça que nous la ressentons. Plus l’intensité augmente et plus la crise d’angoisse se déclare tôt. C’est un paroxysme infernal qui laisse le corps inerte et épuisé. En général, le sommeil se déclare juste après la fin de la crise qui est plus en plus violente chaque fois. C’est comme ça que la peur s’exprime et attaque le cerveau de la personne. Elle devient de plus en plus handicapante, empêchant la personne de rester calme dans son quotidien. Le cycle infernal ne s’arrête que lorsque la peur est maitrisée et évacuée définitivement. Pour y arriver, il faut faire un travail psychologique pour connaître l’origine de cette peur et trouver le moyen de s’en débarrasser. Le traitement prend du temps, il faut rester patient.e et persévérant.e pour que des résultats arrivent. Vous sentirez la différence au fur et à mesure de votre travail mental et vous verrez toute la différence au fur et à mesure des semaines et de ce que vous livrez à votre thérapeute. Il ne peut pas deviner tout ce que vous ne verbalisez pas car il n’est pas dans votre tête… tout comme il ne peut pas savoir ce qui se passe dans votre cerveau si vous taisez cette grande partie de votre existence en plein changement. Normalement, vous pourrez vous rendre compte de vos progrès grâce à votre nouvelle façon de réagir face aux problèmes, vos réactions seront bien plus pondérées qu’auparavant et vous vous sentirez sereine et tranquille alors qu’avant, vous étiez angoissé.e 

II- Comment vaincre sa peur ? 

Pour la vaincre, il faut l’affronter en le vivant. Il faut la vivre, pour trouver un moyen de l’affronter grâce aux techniques de respiration que votre psychologue vous aura appris à réaliser. On prend une grande inspiration et on expire totalement, lentement et on poursuit l’exercice jusqu’à ce que la crise passe totalement.  

A- Affronter pour s’habituer à l’idée angoissante 

Une peur reste présente tant que la personne ne fait rien pour y remédier. Comment peut-on affronter une peur transformée en terreur, puis en paralysie mentale ? La peur empêche d’avoir une vie et un quotidien tranquille, parce que la peur ne s’en va que quand elle est déverrouillée et détruite. Pour y arriver, il faut l’affronter de manière réaliste. Après avoir réglé le problème à l’origine de la peur, qui se transforme en une terreur insurmontable, l’angoisse devient permanente. La peur n’est plus là quand l’angoisse disparait et vous pouvez y penser de façon apaisée, sans sentiment positif ni négatif. Comment affronter et vivre une peur ? Il faut la ressentir et trouver un moyen de s’apaiser avec les exercices de respiration ou un mantra apaisant pendant que vous luttez pour vous débarrasser de l’angoisse générée par la peur, de manière définitive. Il faut se persuader que ce ne sont que des idées et non une réalité et que c’est possible de vaincre une peur. Un.e psychologue vous donnera la clé et vous n’aurez qu’à appliquer sa méthode, comme la respiration, par exemple. Plus on ignore la peur et plus elle attaque le psychisme durablement. Il est très compliqué de lui dire adieu mais c’est ce que les personnes qui ont peur font quotidiennement. Il faut juste accepter qu’il y a un problème et qu’il faut travailler dessus pour le faire partir. Procrastiner et faire l’autruche ne sert à rien.  

B- Affronter l’idée qui fait si peur 

La première étape est d’en parler à quelqu’un de fiable et de bon conseil. Puis, on grimpe les marches de l’échelle tout doucement en effectuant les exercices et à la dernière marche, la peur est guérie. Vous ne pouvez pas guérir seul.e car il existe un problème de compétence et de neutralité pour arriver au but. Nous avons une grande subjectivité en ce qui concerne la santé et on ne peut pas réaliser ce travail en solitaire car ce serait un échec retentissant. Il faut un médecin, des médicaments peut-être, pour arriver à soigner le mental sans avoir besoin de partir à l’hôpital à cause d’un problème d’angoisse ingérable. Après le stress, les insomnies apparaissent et puis, lorsque le sommeil est très perturbé, le corps réagit d’une mauvaise façon et crée de très fortes crises qui nécessitent une hospitalisation. L’hôpital psychiatrique a une très mauvaise réputation, les gens du dehors stigmatisent les patients, notre société est traumatisée à cause des stéréotypes existants sur cet établissement.  

C- La peur est vaincue, le mental en ressort plus fort 

Après l’affrontement, vient la paix car la bataille est gagnée. Vous pensez au sujet de la peur sans sentiment ni angoisse. Plus il y a de peurs, plus le sentiment d’angoisse est important. C’est nécessaire de traiter les peurs une par une pour les éradiquer et avoir des pensées apaisées. L’inconfort diminue de manière drastique. Le but est d’apprendre à vaincre la peur en étant indépendant.e et autonome, pour pouvoir gérer et dépasser le stress. Une peur s’affronte en parlant de l’origine de la peur. Il y a peut-être des traumas non soignés qu’il faut arriver à verbaliser et dépasser pour aller bien mieux et sans angoisses. Il y a des peurs qui sont tellement enfouies que les traumas semblent insurmontables et c’est le rôle d’un.e psychologue de vous accompagner dans votre démarche. Il y a des choses qui font souffrir et notamment, un trauma qui n’a pas vocation à partir facilement. C’est un choix personnel de faire appel à un.e thérapeute, comme le fait de vous soigner ou pas. Dans ce cas, il faut supporter les conséquences et les assumer sans se plaindre. 

Une peur est faite pour être chassée de l’esprit, anéantie, écrasée pour ne plus jamais revenir, sauf si la situation de blocage réapparaît et que le travail psychique redémarre, de façon inconsciente, cette fois-ci. Lorsque nous détenons les bons outils, il est possible de les réemployer pour lutter contre d’autres peurs. Le mental absorbe la peur et le sentiment disparaît presque instantanément, dans la minute. La psychanalyse n’est pas une discipline réservée aux personnes en difficulté. Elle se destine aux individus qui en ressentent le besoin mais à tout le monde également : nous avons tous un mental qu’il faut protéger. Notre psychisme a besoin de trouver des réponses à la souffrance que nous sommes susceptibles de vivre durant notre existence. 

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A propos Chloé

Découvrez le parcours de Chloé, autrice de livres, son univers littéraire, ses influences et son cheminement entre écriture, psychologie et littérature.
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