
Que signifie le désir d’écrire ? Faut-il être passionné par cet exercice pour éprouver un désir d’écrire ? Comment fonctionne le processus de publication et d’édition ? Dans cet article, je vais répondre à ces questions qui me semblent primordiales pour comprendre comment faire éditer un livre qui a été plaisant à écrire. Nous aimons écrire lors de l’élaboration du manuscrit que nous voulons éditer et rendre public. Mais alors, comment arriver à faire reconnaitre le talent et le travail que nous aimons passionément à des maisons d’éditions qui permettent de vivre de cette passion en France et ailleurs. Peut-on vivre de sa plume en France qund nous sommes inconnu dans ce monde ? Comment peut-on, à la fois, être passionné et doué ? Comment développer sa douance par le travail ? Est-ce aussi facile d’écrire un livre, quelque soit le genre et le type du livre ? En première partie, nous verrons comment peut s’exprimer cette passion dévorante pour la création littéraire et comment on peut se faire connaitre à travers le monde de l’édition et des réseaux sociaux. En deuxième partie, nous aborderons le monde de l’édition et son fonctionnement.
I- Ecrire, est-ce une passion ou un travail alimentaire ?
Un travail alimentaire a pour mission de remplir le porte-monnaie quand il n’y a pas de métier passion. Les gens prennent ce genre de travail pour manger, payer les factures, etc. mais il n’apporte rien de positif quant aux besoins de plaisir et d’épanouissement au travail.
A- Pour écrire, faut-il être passionné ?
L’écriture ne peut être que passionnelle. On trouve des cahiers, des crayons, de la papeterie, un ordinateur et on se lance dans la composition littéraire. Le roman, ainsi que tous les autres genres, est un travail de longue haleine, ça ne se réalise pas en quelques semaines. Il faut plutôt quelques mois pour un travail bien fait. Alors, oui, pour une composition originale, il est obligatoire d’aimer écrire, rédiger, corriger. Prendre le temps de s’améliorer est chronophage mais c’est indispensable de progresser en écriture, quelque soit le genre du manuscrit. ll est necessaire de détenir beaucoup de patience et d’endurance car les résultats viennent progressivement, avec le temps et l’entrainement. Il ne suffit pas d’un seul jet car même les auteurs les plus connus mettent des mois voire un an ou deux sur un manuscrit car les maisons d’édition sont particulièrement exigeantes et elles ne prennent que les meilleurs.
B- Est-ce un travail alimentaire ?
Ce n’est surement pas un travail alimentaire car les répercussions ne sont pas les mêmes. Un travail alimentaire amène un salaire alors que l’écriture ne ramène presque rien à l’auteur. Ceux qui sont connus s’en sortent un peu mieux que les inconnus, ce qui veut dire 95% des écrivains. La France ne permet pas aux artistes de s’épanouir dans leur art, pour la plupart des cas. Il faudrait que certaines lois changent et rendent notre pays attractif, comme dans les pays anglo-saxons qui aident les écrivains à avoir un agent responsable de la promotion et de la diffusion, dont c’est le métier. Bien sûr, je parle dans cet article des créateurs qui restent en France au lieu d’immigrer dans un de ces fameux pays qui pronent la culture de la réussite, le fameux rêve américain dont tout le monde a entendu parler au moins une fois et dont on souhaite bénéficier un jour ou l’autre.
C- Ecrire vous rend-il de bonne humeur ?
Comment sait-on ce qui est plaisant ? Premièrement, lorsque votre activité, quelque soit votre passion, vous fait passer une bonne journée. Deuxièmement, vous ne pouvez pas être malheureux.se ou déprimé.e lorsque vous vivez votre passion ; c’est un grande source de joie, de gaiété, de sérénité. Ca n’arrive jamais dans un travail alimentaire, plein de tristesse et de désespoir tous les jours, en attendant que votre rêve se réalise tout seul, sans aucun effort. Bien sûr, une action engendre une réaction ce qui veut dire qu’il faut travailler dur pour concrétiser ses rêves, ses envies, comme monter un blog et rédiger des livres. Je mets toujours du temps pour rédiger un article, mais c’est comme ça que ça fonctionne. Cette réalité est partout la même, il ne faut pas se décourager, mais au contraire, foncer et la réussite viendra sans doute d’elle-même. Evidement, le talent arrive avec la pratique et, si vous ne développez pas vos capacités, vous ne serez ni doué ni connu. Alors, vous en pensez quoi de mon idée chronophage et diabolique ? Pour moi en tout cas, ça fontionne ! En utilisant les moyens de communication modernes, (réseaux sociaux, etc.), il n’est pas compliqué de se faire des contacts même uniquement virtuels. Toutes les occasions sont bonnes à prendre et les opportunités ne se refusent pas même avec quarante de fièvre. Alors, foncez dans le tas et battez-vous !
II- Se faire éditer : les techniques pour plaire à un éditeur et être publié(e) avec un contrat
Pour se faire éditer dans une grande maison, il faut plaire au lecteur de la maison qui reçoit votre manuscrit car il fonctionne au coup de coeur, ce qui veut dire qu’il est indispensable de détenir un manuscrit bien ficelé.
A- Corriger encore et encore, avoir le manuscrit parfait
Pour être parfait, il faut refaire, remanier, corriger le manuscrit pour qu’il donne envie à la maison d’édition que vous visez de continuer à lire votre manuscrit. Pour la sélection du manuscrit, la maison emploie un lecteur qui est chargé de sélectionner les manuscrits. Concrètement, le lecteur prend le manuscrit, l’ouvre, lit quelques lignes et le met dans une pile si c’est accepté et à la poubelle s’il est refusé. Lorsque l’auteur est informé du refus, il est interessant de savoir ce qui n’a pas plus au lecteur pour pouvoir corriger le manuscrit et retenter sa chance jusqu’à l’acceptation et la publication. Ces refus accroissent l’expérience et l’apprentissage de l’écriture pour se faire accepter de plus en plus rapidement pour une publication.
B- Aller chez le libraire, acheter de livres
Pour savoir comment présenter le manuscrit, il est utile de connaitre les sujets, les genres, les types de la maison d’édition que vous viblez. Cela permet de savoir dans quelle maison envoyer son manuscrit. Il ne faut pas copier car ce sera un échec. Il manquera l’originalité et la personnalisation. C’est la manière d’écrire, le style, l’histoire qui est crucial mais il faut faire attention à rester dans un texte non formaté pour rester original et ne pas avoir à recommencer toute l’écriture du manuscrit. C’est la chance qui retrouve des forces quand le manuscrit plait, enfin, à votre maison d’édition, qui le met en publication. C’est la première étape vers « une petite notoriété » qui peut s’ensuivre : ce n’est pas automatique. En France, les écrivains, en grande majorité, doivent se débrouiller seuls pour la promotion et la publication.
C- Choisir la maison d’édition parfaite
Il n’y a pas de maison d’édition parfaite pour un écrivain qui souhaite tenir son livre entre les mains. Bien sûr, les grandes maisons comme Hachette ou Flammarion font rêver tous les écrivains. Les petites maisons ont de la peine à exister sur le marché de l’édition et leur offre n’est pas compétitive. Ce sont des seconds choix lorsque les autres maisons n’ont pas répondu après l’envoi du manuscrit. Généralement, ils publient beaucoup plus de livres car ils doivent vivre, payer leurs employés, exister sur Internet, dans la tête des écrivains pour rester compétitifs et ne pas être en faillite. Malheureusement, les petites maisons ferment à cause de la concurrence entre elles. Les livres papiers sont moins interessants et moins vendeurs qu’une version kindle. La Fnac et Cultura mettent de moins en moins de livres en rayon. Ils fonctionnent au coup de coeur. Les écrivains ne peuvent lutter contre ce système, ils ne peuvent que prier pour leur réussite et leur diffusion rapide. Partir à l’étranger peut être une option pour avoir la chance d’avoir un agent littéraire, pratique peu développée en France.
Le désir et la passion pour l’écriture existent et elles méritent d’être connues à leur juste valeur. Pour se faire éditer, il faut que le manuscrit plaise, que vous soyez sous contrat avec une maison d’édition ou en auto-édition. Le plus important, il faut avoir du talent et il faut retravailler le manuscrit tant que votre objectif n’est pas atteint et que vous n’êtes pas satisfait. L’idée, c’est de choisir une maison, d’aller voir votre libraire préféré, de prendre des livres et d’analyser l’écriture dans toute sa splendeur.
Je vous souhaite de joyeuses fêtes et a l’an que vint, comme on dit par chez moi !
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