
La perversion est-elle une maladie ? Ce comportement est-il un état d’esprit ou un mauvais caractère qui peut se changer avec l’éducation et le temps ?
Les pervers, ou les vampires, sont des personnes qui ne changeront jamais de comportement ou d’attitude envers les autres. Ils sont comme ça, un point c’est tout ! Ces personnes font croire aux autres qu’ils veulent réellement changer mais c’est un mensonge, un mirage. En réalité, ils se trouvent parfaits et ce sont les autres qui doivent s’adapter grâce à l’exemple qu’ils leur donnent et l’influence qu’ils ont envers leur proie. Ce n’est pas une maladie mais un état d’esprit, un comportement, un caractère ; tout ça en une personne alors que les personnes saines d’esprit sont capables de changement et les pervers ne le peuvent pas, ils ne sont pas motivés pour se remettre en cause. Les autres ne peuvent pas transformer quelqu’un si la personne ne le désire pas, ce serait un échec puissant et retentissant. Bien sûr, les pervers sont présents dans toutes les cultures du monde et pas seulement dans les pays occidentaux mais ça demeure un sujet tabou dans toutes les sociétés.
Faut-il insister ou laisser tomber ?
Pour répondre à cette question, j’aborderai le sujet de la domination des êtres humains qui asservissent les plus faibles d’entre nous. Ensuite, après la domination, il est nécessaire de reconstruire la société pour réparer ce qui a été cassé.
I- Domination entre êtres humains
La domination des plus forts sur les plus faibles a toujours existé. Ça fait partie de notre passé, de notre présent, de notre futur.
A- Le plus fort contre le plus faible
L’Homme domine l’Homme. Ça a toujours existé, toute proportion gardée, mais ce n’est pas pour ça que dominer quelqu’un est quelque chose de bien. C’est le caractère typique d’un pervers de vouloir dominer l’autre pour le détruire totalement et le rendre incapable de retrouver sa liberté très loin de lui. Le problème, c’est que le pervers n’abandonne jamais et qu’il mettra tout en œuvre pour retrouver sa proie, même à l’autre bout du monde. Le problème quand on part, c’est que l’on retrouve ses instincts de survie et que le pervers ne fait plus peur. Il se donnera la peine de vérifier et constatera l’indifférence retrouvée et l’absence de sentiments et d’émotions chez son ancienne victime. Il partira la queue pendante et ne reviendra plus. Il choisira quelqu’un d’autre et c’est tout ; le problème sera résolu malgré le fait que c’est culpabilisant pour la victime d’accepter cette réalité. Ce n’est pas malsain et c’est ce qu’il faut comprendre pour trouver le moyen de faire ses valises pour toujours. Sans culpabilité et sans regrets, n’est-ce pas ?
B- Relation dominant/dominé
Dans la vie, il y a deux comportements : le dominant et le dominé. Il y a un comportement spécifique pour les deux types de personnalité. Je pense qu’elles peuvent essayer de s’accorder : le dominé peut commencer à s’affirmer face au dominant. Le but est d’envoyer le dominant voir ailleurs pour retrouver la liberté et côtoyer des personnes saines. Qui sait ; avoir envie de se mettre en valeur pour quelqu’un d’autre par la suite. Pour ça, il faut accepter de se remettre en question et comprendre comment le mécanisme de la domination a pu se mettre en place. Le but est de rencontrer des gens sains pour nouer de nouvelles relations, saines cette fois-ci. Mais pour y arriver, il faut arrêter de reproduire les schémas qui ont attiré le pervers. Extrêmement important, il faut dire adieu à sa faille narcissique car elle a fait de la relation un enfer. Le pervers en a profité et l’a exploitée pour détruire sa proie, parfois jusqu’au meurtre.
C- Qui domine qui, réellement ?
La leçon de cette emprise psychologique est que le dominant devient le dominé grâce au travail psychologique de la proie. En effet, quand la victime s’en va, le dominant perd sa source de pouvoir et cherche à la retrouver pour ne pas avoir à tout recommencer avec une autre personne : trouver la faille et s’en servir pour ne pas mourir psychiquement. Le pervers est dépendant de la victime qui est déjà autonome et indépendante psychiquement. De plus, elle est remplie d’énergie vitale dont le pervers a besoin pour survivre. Ce qui signifie que le pervers se comporte comme un animal qui se terre et qui n’appartient pas à la communauté des humains qu’il côtoie tous les jours. En réalité, ils ont peur de la mort et ils cherchent à devenir invincibles. Tous les moyens sont bons pour atteindre ce but. Accepter cette réalité ne suffit pas à calmer les angoisses que la mort procure. Nous avons tous peur de souffrir et de mourir seul(s). Le noir et le marron sont des couleurs de deuil.
II- Acquisition de la liberté pour réorganiser la société
La victime recherche sa liberté et le pervers veut lui faire très peur pour qu’elle ne trouve pas le courage de partir. Il faut avoir le déclic et se dire que s’en aller est la meilleure solution. On lutte contre sa propre mort, que le pervers veut provoquer pour trouver quelqu’un d’autre.
A- Différence entre peur et bonheur
Un pervers instaure la peur pour dominer sa proie, qui est libre avant cette « relation » et qui a peur quand il s’attaque à elle pour la dominer. Les motifs de disputes deviennent de plus en plus fréquents, culpabilisant pour la victime. Ça commence par des critiques anodines qui deviennent de plus en plus sérieuses. A la domination psychique s’ajoutent les violences physiques : viol, brutalité, coups, injures, etc. La victime doit avoir peur et se laisser dominer pour ne pas y laisser sa peau. Elle doit trouver sa liberté ailleurs, elle doit recommencer sa vie et couper les ponts pour le laisser seul avec son problème.
B- Pervers veut dire dictature et la personne saine souhaite la liberté
Je voudrais aller plus loin : la perversion est un manque de liberté chronique et ce phénomène apparaît des deux côtés car le pervers n’est pas libre non plus. Il dépend des autres pour avoir une vie normale. Il prend sa dose où il peut en avoir quand il n’est pas en couple. Seulement, il est de plus en plus dangereux et ce lien condamne la victime de plus en plus rapidement d’un point de vue psychique moral, mental. C’est comme le travail : plus l’expérience est développée et plus la performance est efficace. Le but d’un pervers reste et restera toujours la domination car il a besoin de proies qui représentent un challenge pour lui. Ce qui signifie plus de victimes naïves, (qui ne savent pas que les pervers existent) des ingénues qui pensent avoir trouvé la perle rare et qui ne veulent pas se séparer de leur « amour ». Cependant, elles déchantent vite en voyant le comportement de leur merveilleuse conquête se transformer en dragon cracheur de feu. La victime se fait incendier à chaque fois que le pervers le décide ; ce qui signifie tout le temps. La bonne nouvelle est que c’est plus simple pour la victime de mettre un terme à la relation plutôt que pour un pervers.
C- Réorganisation de la société
J’aborde un sujet tabou dans cet article. Ce serait bien qu’un débat s’ouvre dans notre société parce que notre belle nation a besoin de trouver des solutions pour donner aux victimes une chance de partir en toute sécurité. Il faudrait que les victimes puissent porter plainte pour des atteintes psychiques et non pas seulement pour des atteintes physiques comme c’est le cas aujourd’hui. Le harcèlement moral n’est pas pénalisé pour des comportements déplacés dans le cadre du travail et de la vie conjugale. En famille, ça ne tient pas car la victime trouve normal ce genre de comportement car elle s’est formée avec les idées du pervers et elle les trouve normales puisqu’elle n’a toujours connu que cette attitude. C’est la loi… Vous trouvez ça normal ? Nous pouvons avoir un système de santé et des hôpitaux mais si la police nous met des bâtons dans les roues, à quoi ça sert que ces moyens existent ? La tête et le cerveau font partie du corps humain et leur fonctionnement est aussi physique, avec des lésions et des maladies qui se déclenchent, quand l’emprise est présente chez une personne depuis trop longtemps. Est-ce une bonne idée de parler des individus qui se conduisent mal avec des personnes qui n’ont rien demandé ?
Un pervers est un être humain qui apprend, qui évolue grâce à l’expérience. Il cultive, il reproduit les comportements des autres pour survivre. Un jour, il devient responsable de ses actes. L’adulte a remplacé l’enfant. Les proies se succèdent et ne reviennent pas. Ils les épuisent, les pressurent, les tuent. Il fait tout son possible pour user physiquement et psychologiquement ses proies tout en leur prenant de l’énergie dont il manque cruellement et que les proies détiennent toutes. Ce trait de caractère les rend attirantes et intéressantes. Ils les tuent pour survivre et il les choisit car elles se montrent volontaires pour aider. Plus elles sont saines et plus elles l’intéressent. Comment peut-on être choisie ? Comment se comporter pour ne pas être « élue » ?
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