L’islamophobie française est-elle une réaction face aux conflits moyen orientaux ?

La définition de l’islamophobie est la suivante: la notion d’« islamophobie » désigne des attitudes d’hostilité, de haine, à l’égard de l’Islam et des musulmans. Les chrétiens critiquent les musulmans depuis les croisades du Moyen Age. D’abord, par le clergé dirigé par le pape et ensuite, les divers gouvernements des pays occidentaux. Nous apprenons à l’école l’épisode des croisades, série de guerres qui se sont passées en Orient et plus spécifiquement, à Jérusalem. Cette question de l’appartenance de cette cité antique est donc très ancienne. Pourquoi les français islamophobes réagissent ils face aux conflits internationaux du Moyen-Orient ? Dans un premier temps, je ferais un bref résumé de l’origine de l’islamophobie et en seconde partie, j’aborderai le sujet des conséquences liées au pogrom du 7 octobre 2023.

I- Les origines de l’islamophobie

L’origine de l’islamophobie est très ancienne. Elle augmente depuis la création de l’état d’Israël et des premières guerres israélo arabes.

A- La définition stricte de l’islamophobie

C’est une hostilité non fondée envers les musulmans et donc une peur ou une aversion à l’égard de tous les musulmans ou de la plupart d’entre eux En France, le législateur ne reconnaît pas vraiment l’islamophobie. La loi punit les islamophobes car ils discriminent et incitent à la haine fondées sur la race ou la religion. L’islamophobie est un racisme qui cible des personnes perçues comme musulmanes, en fonction de leur apparence physique, de leur nom ou de leur origine géographique. Le racisme qui touche les personnes musulmanes résulte de la construction dans l’imaginaire collectif d’un groupe social homogénéisé qui imbrique la religion, l’origine ethnique ou nationale, et des éléments culturels, voire physiques. En France, les islamophobes augmentent depuis les attentats extrémistes sur notre sol national.

B- Les croisades au Moyen-Orient

Il y a eu huit croisades, toutes situées en Orient et plus spécifiquement en Terre Sainte avec comme cible, la ville sacrée de Jérusalem. Le but était de chasser les Juifs et les Musulmans de cette ville pour que Jérusalem devienne une ville exclusivement chrétienne. Cette ville est le berceau du Christianisme. Les papes décidaient des croisades, de leur durée et de leur but. La première date de 1095 et la dernière en 1270. Il faudra l’entre-deux guerres pour que des centres de décision en Orient réapparaissent dans tout le Moyen-Orient avec l’émergence des états, descendants des terres occupées par certains pays d’Europe, dont la France (le Liban, par exemple). Cette région a toujours été une poudrière, avec une représentation des trois religions monothéistes qui vivent ensemble, sans guerre de religion : les Chrétiens, les Juifs, les Musulmans. Bien sûr, le problème des guerres israélo-arabe reste toujours d’actualité, malgré la normalisation avec l’Égypte et la Jordanie et la signature des accords d’Abraham en 2020.

C- Le conflit israélo-arabe depuis 1948

Depuis le 14 mai 1948, l’état d’Israël acquière son indépendance. Avant, c’était un territoire sous mandat britannique, comme la plupart des pays orientaux. Après la seconde guerre mondiale, la décolonisation bat son plein et les pays orientaux n’y coupent pas. Les états actuels naissent et les populations décident de leur politique par des élections et des dirigeants qui prennent le pouvoir, parfois par la force, comme la famille Assad en Syrie. Les Palestiniens se retrouvent avec un morceau de leur terre en moins car les Anglais ont choisi leur territoire pour y loger les Juifs de la diaspora qui fuient l’Europe après la Shoah, les pogroms, la guerre. En 1948, les populations arabes se révoltent contre l’état d’Israël et les temps de guerre démarrent. Il y a eu en tout huit conflits de 1948 à 2023. Ils ont déchirés l’Orient et les séquelles seront profondes. Entre ces guerres, se sont installés des temps malheureux. Les Juifs et les Musulmans vivent tous les jours avec la possibilité d’un conflit armé : c’est une guerre larvée, ponctuée par des attaques contre des Juifs en Israël et des Palestiniens à Gaza.

II- Le 7 octobre 2023, l’apogée de l’islamophobie moderne

Le 7 octobre a été un énorme traumatisme pour toute la région orientale. Il a déclenché la guerre que nous vivons actuellement.

A- Les faits, la guerre, les otages

Le 7 octobre 2023, des commandos palestiniens affiliés au mouvement terroriste du Hamas, attaquent sur le sol israélien et réalisent un pogrom qui est particulièrement meurtrier : il y a 1219 morts et 251 otages retenus à Gaza. La stupeur a envahi toutes les chancelleries du monde car il n’y avait pas de signes qui montraient que le Hamas se préparait à mener une action de cette envergure. Les postes frontières et certaines bases militaires étaient des cibles et les Palestiniens réussissent leur opération. En Israël, c’est le chaos et le premier ministre, Benyamin Netanyahou, déclare la guerre pendant une allocution retransmise à la télévision israélienne. Les ennemis sont bien évidemment, le Hamas et les pays arabes qui le financent. L’Iran a toujours détesté Israël. Le gouvernement iranien finance les groupes terroristes de la région. Ce pays est devenu la cible des israéliens et des américains. Les israéliens ont entraînes les américains dans les guerres de juin 2025 et dans celle que nous vivons actuellement. Le but est le changement de régime en Iran avec le retour d’un gouvernement choisi par la rue iranienne. La coalition leur demande de se soulever mais c’est impossible tant que les bombes tombent.

B- Le début de la guerre actuelle

Les israéliens déclenchent cette guerre en juin 2025 mais les américains ont décidé de se retirer après douze jours de combats contre l’Iran en laissant les israéliens se débrouiller tous seuls. Pour la reprise du conflit, il faut attendre un bain de sang dans les manifestations de la jeunesse iranienne qui réclame un changement de régime. La coalition se remobilise et la guerre reprend. En parallèle, les israéliens s’en prennent également aux proxys financés par l’Iran. La communauté internationale reconnaît le Hamas, le Hezbollah, les Houtis comme groupes terroristes . L’islamophobie se renforce progressivement en Occident et également en Orient mais les orientaux sont plus intelligents que nous car ils ne se révoltent pas et ils accordent leur confiance à leurs dirigeants. Biens sûr, je ne parle pas des iraniens décimés par le régime en place pendant des manifestations à travers tout le pays pour réclamer le retour de l’héritier de la famille des Pahlavi, le fils de l’ancien chah d’Iran.

C- Conséquences et évolution dans le futur

Les conséquences peuvent être multiples pour les iraniens et le reste des pays orientaux de la région. Si l’Iran reste une nation cultivée, que le changement de régime arrive, alors il y aura l’espoir et la possibilité d’un véritable changement dans la région. Le régime des mollah ne financera plus ses proxys et les groupes terroristes disparaîtront de cet Orient. L’état israélien pourrait envisager une paix durable, sans pogrom et sans guerre. Les pays arabes pourraient signer l’accord d’Abraham et donc, dans le futur, être en paix avec leur voisin israélien. Ces pays pourraient reconnaître officiellement l’état israélien, ce qui est actuellement une douce utopie. Ils seraient libres de ne plus « obéir » aux iraniens, qui ne seraient plus menaçants. Israël n’aurait plus peur et vivrait en paix dans son territoire. Bien sûr, la question de l’état palestinien et des territoires reste entier.

Oui, je pense que l’islamophobie est liée aux conflits en Orient, depuis la création d’Israël en 1948. Les étudiants de Sciences Po sont sortis dans la rue pour soutenir les Palestiniens après le retour de la guerre à Gaza. Quelles seraient les solutions pacifiques et diplomatiques pour arriver à un accord entre les deux belligérants ? La paix est-elle envisageable du point de vue des israéliens et des palestiniens ?

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A propos Chloé

Découvrez le parcours de Chloé, autrice de livres, son univers littéraire, ses influences et son cheminement entre écriture, psychologie et littérature.
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