Peut-on vivre de sa plume en France ?

Peut-on vivre de sa plume en France ? Lorsque l’auteur ou l’autrice est inconnu(e), c’est presque mission impossible mais il existe tout de même des solutions. Celle de trouver un agent littéraire qui se paye avec les droits d’auteurs, par exemple. Quelles sont les solutions pour arriver à vendre ses livres ? Il y a deux solutions : l’agent littéraire et les opportunités qui peuvent se créer sans en informer la maison d’édition. La mienne ne fait que fabriquer le livre, elle ne le diffuse pas. C’est embêtant….

I- Agent littéraire

Trouver un bon agent littéraire est crucial pour atteindre son but, vendre ses livres. En effet, il demeure très compliqué de diffuser un travail littéraire par soi-même.

A- Se renseigner sur les sites officiels

Il existe des sites officiels pour trouver un agent littéraire. Ils sont fiables et il est possible de se renseigner sur les réseaux comme LinkedIn, pour contacter les professionnels dont le profil vous intéresse. Il est parfois difficile de trouver une personne qui aime assez votre travail et qui ne posera pas de problèmes si votre profil lui plait. Si vous êtes doué(e) et que le sujet du livre lui tape dans l’œil, foncez ! Il faut savoir vendre le projet pour rendre le livre attractif. Le salaire de l’agent se base sur les droits d’auteur, ce qui oblige l’agent à choisir des livres qui ont du potentiel. Il ne prendra que les meilleurs et laissera ceux qui ne lui plaisent pas à d’autres confrères. Comme je viens de l’expliquer, un agent a intérêt à vendre le plus de livres possibles pour gagner sa vie. Il touche une commission de 10% à 15% des droits d’auteur pour chaque vente. L’auteur récupère des droits d’auteur par sa maison d’édition et reverse le pourcentage de main en main. Il faut se méfier des maisons d’édition en ce qui concerne les droits d’auteur : il y en a qui ne versent rien, quelque soit le nombre de livres vendus. Il faut bien lire le contrat avant de s’engager.

B- Etablir un arrangement

Trouver un arrangement est très important. La maison d’édition ne versera rien, d’où l’intérêt d’avoir un professionnel qui aide l’auteur à avoir un contact avec la maison d’édition pour trouver un lien entre la maison d’édition et l’auteur/l’autrice. Les discussions sont à l’avantage de l’auteur lorsque l’agent littéraire a un lien pour aplanir les difficultés qu’un auteur peut rencontrer avec la maison d’édition notamment lorsqu’il faut verser les droits d’auteur. Il serait mieux de comprendre que les petites maisons ont besoin d’auteurs pour fonctionner et continuer d’exister mais certaines ne peuvent pas honorer leurs engagements contractuels. Pour un auteur, il est difficile de comprendre cette réalité. Parfois, il est plus simple de trouver une « grosse » maison d’édition mais il faut avoir un talent réel pour que le manuscrit ne parte pas à la poubelle. C’est le quotidien des auteurs qui espèrent réussir à avoir de la visibilité et qui ne reçoivent pas de réponse. Dans ce cas, il faut relancer mais ce n’est pas obligatoire. Corriger le manuscrit encore et encore est primordial.

C- Un partenariat « complice »

Pour pouvoir travailler avec quelqu’un, il faut s’entendre avec la personne. Le lien se crée petit à petit, comme dans toutes les relations humaines. Il n’y a pas de coup de foudre entre des professionnels, c’est assez rare dans ce milieu. Il n’y a que du travail, et peut-être une forme d’amitié même si les relations humaines fonctionnent avec les autres et même parfois, avec des collègues de travail. C’est un fait courant, mais, pour un auteur qui paie son agent, il est primordial de rester dans le professionnalisme. L’amitié peut venir plus tard. Le souci est le suivant : un écrivain n’arrête jamais de travailler et il n’a pas de retraite. La loi française a un statut spécial pour les artistes dont les auteurs font partie. Il faut se renseigner avec un code du travail de l’année en cours. Pour nous, c’est celui de 2026. Il ne faut pas passer cette étape, c’est très important pour pouvoir faire des économies pour la retraite, les coups durs financiers comme un chat malade et hospitalisé plusieurs jours.

II- Tendre la main aux opportunités

Dans votre ville, il y a forcément des endroits dédiés à la littérature : les librairies, les bibliothèques, etc. Il ne faut pas avoir peur de les démarcher.

A- Les salons

Pour participer à des salons, il faut voyager ! Il y a des salons partout sur le territoire français. Pour se faire connaitre, il vaut mieux commencer par la France, avant de partir à l’étranger. L’Europe est un bon début avant d’envisager de prendre l’avion pour aller sur les autres continents : en Amérique et plus spécifiquement aux Etats-Unis où le système des agents littéraires est déjà une pratique ancienne. Le Canada peut aussi aider à trouver un agent puisque c’est également une pratique courante. Pour voyager, il faut maitriser l’anglais car c’est la langue internationale. La fierté de réussir après avoir écrit un livre qui plait est une récompense bien méritée. La puissance de l’écrit est primordiale pour un agent, pour des lecteurs, pour les marchands comme les libraires, les maisons de la presse, les restaurants qui souhaitent accepter de prendre et de diffuser les livres de leurs clients.

B- Les dédicaces

Les séances de dédicace peuvent s’organiser facilement avec les commerçants, les bibliothèques municipales, les libraires. Il faut être sur de soi, préparer sa demande dans sa tête pour ne pas hésiter lors de la discussion que l’on essaiera d’avoir pour convaincre les interlocuteurs que la démarche n’est pas une arnaque et que c’est du sérieux. Il ne faut pas montrer tout de suite le livre si votre interlocuteur ne le demande pas. Cette façon de faire peut effrayer et rebuter. Il faut se vendre comme pendant un entretien d’embauche. Vous voulez réussir ? Donnez-vous en les moyens. Les livres sont comme un travail en entreprise : c’est exigeant. Il faut beaucoup de persévérance pour continuer à convaincre, même les interlocuteurs dont ce n’est pas le métier comme des restaurateurs, des boulangers, etc. Toutes les opportunités sont bonnes à prendre pour avancer si le résultat de votre labeur plait et vous plait.

C- Les lectures en bibliothèque

Je n’ai jamais fait de lecture en bibliothèque. Je vais donc me baser sur mes recherches pour essayer d’aborder le sujet. Il existe des lectures pour adultes et pour enfant. Le but est d’être attractif avec une méthode différente avec les adultes comme avec les enfants : il faut plaire à tous les publics. Pendant la phase de démarchage, le lecteur/la lectrice présente le thème du livre, présente l’autrice/l’auteur, lit un extrait de l’œuvre. Il peut s’agir d’extraits de romans, de nouvelles, de textes engagés, de poésie ou le livre entier si le format le permet. Le but est de décrocher une lecture. La demande s’envoie par mail, par souci de simplification. Dans ce courrier, il faut préciser qui est l’expéditeur (autrice ou lectrice), le type de lecture proposée, la durée approximative, le public visé, si c’est gratuit ou rémunéré. Le mieux est de préparer un dossier avec les différents éléments : une courte biographie, un résumé du projet de lecture, un extrait du texte, le matériel désiré (micro, table, musique, etc.). Les bibliothèques apprécient les lectures thématiques (journée de la femme, etc.), les projets locaux, la proposition d’interactions avec le public.

Lorsque l’on trouve des solutions légales pour vendre ses livres, il se peut que les ventes soient conséquentes. Je ne parle pas d’être le nouveau Guillaume Musso mais de faire connaître votre création, votre originalité, votre talent. Il y a des solutions qui ne vous laissent pas dans le brouillard. A vous de vendre vos livres ! Comme d’habitude, je répondrais aux commentaires sur la page dédiée mais je n’accepte pas les publicités, bizarres ou pas.

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A propos Chloé

Découvrez le parcours de Chloé, autrice de livres, son univers littéraire, ses influences et son cheminement entre écriture, psychologie et littérature.
Pour marque-pages : Permaliens.

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