
Lorsque nous naissons, nous sommes dans le placenta et la rougeur de l’utérus maternel. Nous , les femmes, nous perdons beaucoup de sang tous les mois pour enfanter. Lorsque nous sommes tuées, le sang qui coule est rouge, comme celui de notre utérus à votre naissance, vous, les hommes.
Le rouge est la couleur de l’enfantement, de la vie et, pour certaines femmes celle de leur mort.
Le féminicide est, selon la définition, le meurtre d’une femme maltraitée par un homme. C’est l’ultime moment de l’existence, l’étape cruciale pour la victime qui, très souvent, n’a pas eu l’occasion de débuter son combat contre la personne maltraitante pour envoyer leur bourreau en prison.
Ce qu’elles reçoivent, ce n’est pas seulement des coups mais de la maltraitance psychologique également et c’est pour cela qu’elles ne partent pas plus tôt, tant qu’il est encore temps. Elles ont raison de se battre pour rester en vie mais leur agresseur est souvent beaucoup plus fort qu’elles et elles vivent dans la terreur et l’incertitude car elles ne savent pas de quoi leur lendemain sera fait ; si c’est une journée normale ou la dernière journée de leur vie.
Alors, elles meurent seules. En premier lieu, à cause du bourreau et en second lieu, parce que la police ne donne pas suite aux plaintes des victimes. Ils veulent des preuves alors que les femmes qui portent plainte sont souvent déjà en train de mourir sous les coups et les menaces de mort qui sont souvent proférées par le bourreau.
Les menaces de mort deviennent souvent une réalité et la police ouvre une enquête après un meurtre mais pas avant, quand il n’y a pas de traces de coups sur le corps de la victime. Sans preuves ni témoins, la plainte est classée sans suite et c’est la même chose pour les violences psychologiques qui ne se voient pas et qui donc, ne sont pas considérées comme une preuve.
Alors, on fait des marches blanches pour les victimes qui n’aboutissent à rien, parce que pour que les preuves soient recevables, il faudrait changer certaines lois qui protégeraient les femmes de ce genre de « comportement » de la part d’hommes trop nombreux qui savent qu’ils ne seront pas punis pour leurs actes. Alors, ils continuent leur vie en paix et recommencent avec d’autres femmes.
A mon avis, ils peuvent être considérés comme récidivistes mais personne ne lève le petit doigt pour les dénoncer et les mettre en prison pour meurtre. Là est leur place pour les empêcher de nuire et de faire d’autres victimes innocentes.
A quand un changement législatif pour que les victimes soient enfin écoutées et protégées ? Combien de femmes vont lutter en vain pour être en sécurité en pure perte ?
Les personnes qui vivent cette maltraitance et ce meurtre ont droit de dire stop sans risquer leur vie et d’envoyer le bourreau en prison, là où est sa place. Il ne faut pas que ce soit trop tard et que le rouge se soit répandu sur le sol. Les menaces de mort sont particulièrement graves, elles méritent d’être prises en compte de façon sérieuse et définitive par la justice française.
Beaucoup de familles de victimes réclament une punition à la hauteur du crime dont la femme a été la victime. Ce sont des femmes, des filles, des sœurs, qui sont assassinées ; elles ont toutes des personnes pour les pleurer mais s’il y avait une solution pour les sortir de l’enfer ? Ces femmes laissent des enfants, une famille, des ami(e)s quand elles sont tuées alors, elles se battent tous les jours pour rester en vie et protéger leurs proches de la folie meurtrière de l’homme qui menace leur intégrité physique et mentale.
Pour accepter de participer à son jeu de bourreau, la femme est conditionnée mentalement par le « male » qui va la battre une fois qu’elle sera dans la même maison et éduquera ses enfants. Partir est évident pour quelqu’un qui va très bien mais pour une personne sous emprise, ça devient un exploit, une chose miraculeuse.
Il y a des séquelles à soigner ; plus longtemps dure la situation et plus nombreuses sont les séquelles et plus elles seront compliquées à soigner. Il y en a pour longtemps en ce qui concerne la psychothérapie et les soins médicaux. Certaines finissent même par être hospitalisées en psychiatrie et non, une personne maltraitée ne devient pas systématiquement un monstre après cette grande épreuve.
Or, c’est le bourreau qui est un monstre, pas la victime qui est parfaitement libre et saine d’esprit et qui ne fait rien de mal. C’est pour ça que les victimes sont choisies. Parce que l’assassin n’est absolument pas sain d’esprit, parce qu’il sait ce qu’il fait, et il fait son choix en fonction des qualités qu’il veut apprendre. Mais, les monstres restent toujours des monstres. C’est comme ça et les bourreaux n’acceptent pas la caractéristique de leur mode de vie et de leur caractère. Alors, ils trouvent des personnes intéressantes et qui sont prêtes à aider quelles que soient les problèmes. Ce sont des sauveurs/sauveuses, ces profils sont particulièrement enviables et intéressants puisqu’ils sont incapables de se sauver tous seuls.
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