
Ce livre a été écrit par un écrivain résistant pendant la dernière guerre (1939-1945). Vercors est un pseudonyme, ce n’est pas son vrai patronyme.
C’est l’histoire d’un amour impossible entre une française et un soldat allemand. Il se présente comme le capitaine von Ebrennac. La jeune femme française s’appelle Jeanne. Elle vit avec son oncle dans une belle maison qui est réquisitionnée pour loger le capitaine von Ebrennac. Elle a perdu son père pendant la grande guerre. Le capitaine aussi, c’est un point commun.
Ce livre est inspiré de faits réels. L’intrigue prend place dans un petit village de la France occupée.
La jeune femme française est professeure de piano dans son village et il est un compositeur diplômé. Il a beaucoup voyagé et il n’est pas indiqué si elle a le même diplôme que lui.
Chaque soir, lorsqu’il rentre de la kommandantur, il vient se chauffer près du feu en prétextant qu’il a froid dans sa chambre. Il fait de longs monologues parce que les français résistent en faisant comme s’il n’existait pas et ils ne discutent absolument jamais avec le capitaine allemand. Ils l’écoutent et il en profite pour faire passer des messages à la jeune femme qu’il courtise.
Elle continue à jouer l’indifférence mais ce n’est qu’une façade. Elle n’accepte pas les propositions du capitaine qui lui dit qu’il l’aime chaque soir devant le feu. L’oncle comprend mais ne dit rien.
Il commence à entrevoir ce que vivent ses hôtes et il accepte son rôle de dominateur mais, comme une ultime résistance, il préfère la mort sur le front russe plutôt que de se soumettre entièrement aux réalités qu’il commence à accepter vers la fin du roman. « Il n’y a plus d’espoir » dit-il.
Effectivement, il n’y en a plus et les français l’ont compris depuis le début de l’occupation alors qu’il refusait de se conduire comme un vainqueur avec les personnes qui étaient vaincues, l’oncle et la nièce.
Pendant la scène du départ de l’officier, Jeanne lui avoue son amour et il part soulagé pour le front russe.
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