
Les psychoses et les névroses sont des groupes de maladies mentales. Pendant une psychose, le malade ne se rend pas compte de son état alors que dans le cadre d’une névrose, la ou le malade s’en rend compte et souffre de son état. La schizophrénie et les troubles bipolaires sont des psychoses et les autres maladies comme la dépression sont des névroses qui sont des maladies guérissables. Voila pourquoi beaucoup de malades cherchent à se rassurer en niant l’évidence et la réalité de la maladie. Ils ont l’espoir de guérir ou de stabiliser leur état pour parvenir à la rémission.
Quelles sont les différences entre la névrose et la psychose ?
Dans un premier temps, j’aborderai le thème de la névrose en trois parties bien distinctes et dans un deuxième temps, je détaillerai les caractéristiques des maladies psychotiques (schizophrénie et troubles bipolaires) pour aborder le thème du deuil et de l’acceptation de la maladie.
I- Les névroses : définition, caractéristiques et évolution
Les névroses sont des troubles mentaux caractérisés par des comportements qui n’affectent qu’un secteur limité de l’activité cérébrale sans rapport avec les motivations instinctuelles et sociales habituelles.
A- Des maladies « guérissables » ?
A la différence de la psychose, les malades se rendent compte de leur état et acceptent le traitement plus facilement que les malades psychotiques car ils ont, pour la plupart, l’espoir d’une guérison prochaine. Ce sont des affections moins sévères que les psychoses qui sont chroniques. C’est pourquoi, elles donnent un fort espoir de guérison aux malades. Ce qui fait que les soins sont acceptés car le traitement permet d’entretenir la possibilité d’une rémission voire d’une guérison totale. Quand la maladie envahit le quotidien, la souffrance psychique est immense à cause des répercutions sociales et professionnelles. Les maladies mentales font peur parce qu’elles sont inconnues et très souvent incurables. Nous sommes au début de l’étude du psychisme et du cerveau. La recherche n’avance pas encore de manière à trouver l’origine de ces affections. L’Institut du cerveau a élaboré une publicité avec un appel au don des particuliers, ce qui montre que la recherche manque de budget, ce qui explique la lenteur des découvertes scientifiques dans ce domaine.
Le cerveau a le fonctionnement le plus compliqué du corps humain. Certains secteurs de psychiatrie veulent mettre la priorité sur la recherche. Certaines théories demandent des cobayes pour tester les hypothèses. Ils proposent aux patients de « prêter » leurs corps pour faire avancer la médecine et la science. Beaucoup acceptent car ils n’ont plus rien à perdre.
B- L’exemple de la dépression
Le principal symptôme de la dépression est l’envie suicidaire. Les malades dépressifs restent hospitalisés au moins pendant un an : c’est la règle. Les malades dangereux pour eux-mêmes et les autres ont besoin d’un encadrement pour commencer le parcours de soins qui pourraient mener à un début de rémission. Un patient qui est en rémission peut sortir définitivement de l’hôpital. Ensuite, la vie reprend ses droits et le suivi se fait en ambulatoire à l’hôpital de jour ou en CMP (Centre Médico-Psychologique). L’équipe soignante travaille à la fois à l’hôpital et en ambulatoire. Le but est de donner certaines indications qui ne sont pas marquées dans le dossier, ce que l’équipe soignante aurait noté pendant l’hospitalisation.
La dépression demande un suivi régulier pour que la personne ne retombe pas dans son enfer. Les médicaments permettent de stabiliser l’état du malade et de lui faire commencer une psychothérapie sans risque de récidive. Apprendre demande des efforts et une mise en danger moralement parlant car régler ses problèmes peut entrainer beaucoup de souffrances voire un aggravement de l’état psychique. La psychothérapie est capable de guérir car elle cible la résolution des blocages psychiques et le cerveau n’aime pas le changement de routine. Il est trituré et bousculé dans le but de changer son fonctionnement habituel en résolvant les peurs, les choses qui font les blocages. Celui-ci devra être détricoté pour aller mieux et guérir.
C- L’espoir existe-t-il toujours ?
L’espoir ne meurt jamais. Quand il n’y en a plus, c’est la porte ouverte vers la dépression et le désespoir profond. C’est important pour survivre aux épreuves de la vie sur Terre. Il n’y a pas de bons moments tout le temps, ce sont les montagnes russes.
Les dépressifs voient toutes les choses en noir, tout le temps. Je ne parle pas de dépression post-partum mais d’une dépression morbide. Les femmes peuvent souffrir d’une dépression après un accouchement et c’est un phénomène très courant. Evidemment, c’est un sujet tabou dont on parle en famille mais pas en société. Oui, il y a toujours de l’espoir mais commencer à parler de maladie mentale serait une bonne chose pour faire sauter ce tabou sociétal.
Quand est-ce que nous ouvrirons un dialogue sur la santé mentale ? Je ne parle pas de recherche. Je ne parle pas « d’une grande cause nationale pour la santé mentale ». Je parle d’un véritable dialogue, en disant la vérité et pas ce qui arrange en disant : « C’est fait, notre conscience est soulagée. On passe à autre chose. » Tout le monde passe au prochain scandale en se félicitant du travail bien fait. Mais pas si bien fait car rien n’avance positivement car nos politiques se fichent des malades et se rappelle qu’ils vivent quand il s’agit de se faire élire. Je pense que nous comprenons tous de quoi je veux parler : malade ou pas. Ne venez pas me parler de censure ou de mauvaises accréditations. « Ca ne vous regarde pas ». La santé mentale concerne tout le monde.
II- Les psychoses : définition, caractéristiques et évolution
La psychose est un ensemble des troubles mentaux graves qui affectent le sens de la réalité et dont le caractère morbide n’est pas reconnu par le malade.
A- La schizophrénie
Je commence fort car c’est la maladie qui effraie le plus à cause de patientes et de patients qui sortent des couteaux devant des personnes qui n’ont rien demandé. Ce n’est pas la majorité des malades mais ça existe chez des très très malades.
Bien sûr, c’est une maladie incurable et c’est une véritable saloperie (désolée pour ce mot vulgaire). Mais, je persiste et je signe. Il faut trouver une solution à ce problème rapidement.
Les principaux symptômes sont les hallucinations et les délires psychotiques. L’hallucination est quelque chose qui n’existe pas dans la réalité. Les malades doivent comprendre que ces manifestations sortent de leurs cerveaux malades et que ce n’est pas la vérité. Il y a différents types d’hallucinations : auditives, olfactifs, visuelles. Freud avait élaboré une théorie pour expliquer l’origine de cette maladie : l’inconscient serait débordé par de nombreuses idées qui arrivent d’un coup et il ne saurait pas comment les gérer. Son mécanisme de défense serait ces hallucinations et ces délires. Un délire se manifeste par des idées fausses auxquelles croient les esprits malades.
Guérir ou être en rémission signifie que le malade a compris qu’il faut toujours vérifier les informations importantes comme un accouchement, par exemple. La naissance d’un enfant est un évènement qui ne s’oublie pas. Allez dans toutes les maternités de votre secteur et demandez votre dossier médical.
B- Les troubles bipolaires
Les troubles bipolaires, anciennement la maniaco-depression, s’articulent autour de deux phases principales : la manie et la dépression. La manie est le contraire de la dépression : c’est une phase où le sujet est plein de vie, sort dehors, rigole et profite de la vie. La phase dépressive est l’exact contraire. Le sujet est renfermé, il a tous les symptômes d’une dépression.
Cette maladie est cyclique : pendant quelques mois ou quelques semaines, le sujet est plein de vie et pendant quelques mois ou quelques semaines, il est dépressif.
C’est un cercle vicieux qui ne s’arrête jamais, jusqu’à la mort du malade. C’est une maladie extrêmement dure à vivre, même si toutes les maladies sont dures à gérer psychologiquement. Le cerveau ne créé pas de véritables douleurs physiques parce qu’il n’est pas conçu comme ça : ce sont plus des symptômes qui se renforcent avec le temps. C’est un mal-être très profond qui ne passe pas et qui peut devenir de pire en pire avec le temps.
Il ne faut pas laisser l’état de santé se détériorer et il est nécessaire de consulter rapidement pour essayer de trouver un traitement et commencer les démarches pour se faire suivre dans une structure de type CMP, en ambulatoire si l’hospitalisation est écartée. Si ça arrive, ce n’est pas grave : c’est une vie un peu différente, c’est tout.
C- Deuil et acceptation
Accepter la maladie implique de faire le deuil de la bonne santé mentale. Se dire : « Je suis malade et je ne guérirai jamais » est profondément déstabilisant. Ce deuil se déroule sur plusieurs années : dix ans selon les spécialistes.
Comme un deuil classique, il y a plusieurs étapes. Ca ressemble à un deuil classique mais les étapes ne sont pas pareilles et la durée n’est pas celle d’un deuil classique que nous vivons au décès d’un proche ou lors d’une rupture amoureuse.
Je vais détailler les différentes étapes du deuil : le choc et le déni, la révolte et la colère, la négociation ou le marchandage, la tristesse, et enfin l’acceptation. Pour cela, il faut accueillir ses émotions, avancer à son rythme et se faire accompagner. Le plus important est de savoir qu’il n’y a pas le choix : il faut comprendre la nécessité d’accepter la maladie pour recommencer à être heureux(se). Elle ne doit pas « bouffer » la vitalité et la joie de vivre car sinon, l’état clinique sera encore pire.
Il n’y a plus de possibilité de choisir car la maladie est présente et demande des soins constants, comme la prise d’un traitement par exemple. Les examens médicaux, les soins en ambulatoire permettent de stabiliser la maladie car le ou la malade sait comment lutter et obtenir un état de rémission, avec l’aide du médecin.
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Les différences se situent par rapport à la gravité de la maladie et des chances de guérison complète. Y a-t-il des blocages psychologiques à la base des maladies névrotiques et psychotiques ? Et vous, qu’en pensez-vous ?
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